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LPC = Langue(s) Parlée(s) Complétée(s)

LfPC = Langue française Parlée Complétée

Le code LPC (ou le code de la LfPC) n’est pas une langue en soi. C’est un outil complémentaire à la lecture labiale.

Il offre aux personnes sourdes et malentendantes la possibilité d’avoir accès visuellement à l’intégrité du message oral, avec précision.

Le code LPC est un code manuel et se compose de huit configurations de la main pour représenter les sons consonnes ainsi que de cinq positions autour du visage pour représenter les sons voyelles.

Le code LPC constitue l’image visuelle des syllabes prononcées. Il est possible de tout coder, même les mots ou les phrases les plus complexes. Il est aussi possible de coder un mot inventé !

L’image labiale + la configuration de la main + la position autour du visage = clé du code LPC

La clé du code LPC donne une image précise du son et ouvre l’accès à la communication orale. Elle facilite aussi l’accès au déchiffrage de la langue écrite et donc au sens d’un texte.

Apprendre le LPC, c’est apprendre les clés du code et connaître leurs correspondances avec les sons de la langue orale. Il faut ensuite savoir mettre ensemble ces clés pour produire toutes les syllabes de la langue.

Le codeur ou la codeuse-interprète en LPC (ci-après : c.i.) est un-e professionnel-le de la surdité, soumis à un code de déontologie. Il ou elle retransmet le message (le contexte, l’ambiance sonore, etc.) aux personnes sourdes ou malentendantes, à l’aide du code LPC, et doit s’assurer que sa ou son bénéficiaire ait bien compris le message. Pour cela,

il ou elle peut interpréter le message émis, en utilisant, par exemple, des synonymes. C’est pour cela que le ou la c.-i. code et parfois interprète. Il ou elle doit donc savoir s’adapter à sa ou son bénéficiaire et concevoir les adaptations linguistiques nécessaires (âge, niveau de décodage, champ lexical, etc.). Le ou la c.-i. doit donner du sens à ce qui est dit.

Le ou la c.-i. intervient en milieu scolaire ou professionnel (formations, conférences, etc.) ainsi que que dans le cadre privé (rendez-vous médicaux, théâtre, etc.).

La Langue française Parlée Complétée (LfPC) et la Langue des Signes Françaises (LSF) sont deux modes de communication utilisés pour et par les personnes ou malentendantes. La LfPC et la LSF ne sont pas la même chose !

Ce qui les différencie est que la LfPC n’est pas une langue à part entière comme est la LSF.

La LfPC c’est la langue française rendue visible (à 100%) par un code manuel. Le code permet l’apprentissage des langues étrangères et il est adapté à env. 60 langues de part le monde. Les enfants sourds ou malentendants exposés à cette lecture labiale complétée apprennent la langue orale de leurs parents et peuvent accéder à un bon niveau linguistique et donc à la compréhension de la langue écrite.

La LSF (Langue des Signes Françaises) est une langue à part entière, non parlée, qui emploie un vocabulaire et une grammaire différents et pose sur une logique visuelle et gestuelle. Même si on la dit « française », elle n’a aucun lient direct avec le français oral, même si  elle est commune aux personnes sourdes ou malentendantes l’utilisant dans des régions francophones.

Exemples : « Bonjour » en LfPC et en LSF

LfPC

LSF

La Langue des Signes n’est pas universelle, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser. Il existe plusieurs Langues des Signes, comme la Langue des Signes Française (LSF), la Langue des Signes Américaines ou Anglaise. Aussi, les Langues des Signes peuvent varier d’une région à l’autre.

Il existe différents degrés de surdité, cependant, une personne sourde est en général née avec un trouble de l’audition ou elle a perdu l’audition avant la construction du langage (avant l’âge d’env. trois ans). Une personne malentendante a, quant à elle, perdu l’audition ou a vu son audition diminuer après avoir acquis la parole. Il s’agit souvent de perte de l’audition liée à l’âge.